Une brève histoire de la dinanderie (extrait du livre du dinandier)

3760 avant notre ère : En Egypte et Chaldée on travaille le cuivre (il contenait de I'arsenic ).

1292 :
Le Livre des Métiers comportait 22 métiers de métaux .

Aux XIIe et XIIIe siècles,
les batteurs de métal prennent pour emblème, un chaudron et deux marteaux en croix. Au meme moment, on travaille le laiton fondu a Dinant.

1327 :
Statuts des Chaudronniers et Dinandiers, precisés et augmentés sous Charles VIII, Louis XII et Charles IX.

1595 :
Henri IV, en février, confirme leur utilité sociale.

1767 :
Tournant important pour la métallurgie : invention de la machine à vapeur (Denis Papin) et mise a I'ouvrage de chaudières, on commence à voir et fabriquer grand.

LA TECHNIQUE :
La dinanderie consiste à mettre en forme le métal (cuivre, laiton, argent, étain…) par martelage. Les différentes techniques nécessaires à la réalisation d'une pièce sont :

  • l'emboutissage et la rétreinte pour la mise en forme proprement dite.
  • Le sous planage et le planage pour la finition de la pièce.

Sclupture du métalCes opérations se font généralement après un traitement thermique qui consiste à chauffer à une température donnée pour chaque type de métal et à refroidir plus ou moins rapidement : le métal est recuit ; ainsi traité il devient malléable.

Quelques indications de température pour les métaux les plus utilisés : étain et plomb pas de recuit, Or et argent : recuit teinte rose pâle, Cuivre : recuit teinte rouge cerise, le laiton doit se chauffer à 500°, le laisser refroidir à 300° et le passer à 700° puis le refroidir lentement.

L'emboutissage consiste à déforme le métal en frappant avec un marteau à boule ou un maillet à emboutir (panne du marteau spécifique), sur une forme creuse appelée « salière ».

La rétreinte permet de faire passer le métal de la position horizontale à la position verticale. Pour avoir une idée plus précise, il faut prendre une feuille de papier, la poser sur la main gauche légèrement creusée. Avec le poing droit, presser la feuille pour la mettre en contact avec la main gauche. Les plis ainsi créés donnent une idée du déplacement du métal dans l'espace.

Une définition sommaire de la rétreinte consiste à éliminer ces plis, pour maintenir le métal dans la position verticale.

L'atelier du dinandier, le lieu de naissance des sculptures...Une fois l'opération d'emboutissage et de rétreinte réalisée, la pièce possède des irrégularités. Le sous planage et le planage termineront la mise en forme et donneront à la pièce un aspect fini.

Le sous planage se fait au maillet le plus généralement. Il élimine les grosses irrégularités (creux ou bosses) de la mise en forme. Le coup est portant. La pièce est prise entre le maillet et le tas, on entend la résonance de la masse métallique (tas).

Le planage se fait avec un marteau à panne plate ou légèrement bombé. Il termine la mise en forme et redonne une dureté à la pièce. Le coup est portant. La pièce est prise, comme dans le sous planage, entre le marteau et le tas, on doit également entendre la résonance de la masse métallique support (tas). L'aspect final sera lisse ou facetté suivant le choix du marteau.

Cette méthode de travail permet d'obtenir des pièces de toutes formes et dimensions au poids relativement réduit puisqu'elles sont creuses et que la feuille de métal employée ne dépasse 1,5 mm d'épaisseur. Cette technique était à la base utilisée pour la création de récipients divers tels que chaudrons, bassines, pichets, assiettes, théières, aiguières réalisés dans des matériaux différents selon les castes sociales.

Aujourd'hui, elle apparaît aussi dans le domaine décoratif ou elle permet la réalisation de fontaines, baignoires, vasques, miroirs, luminaires et petits objets divers...

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